Max De Sarah Cohen-Scali

, par Didie Navarro

Un roman fictif qui relate des faits historiques peu abordés en cours. Un excellent roman.


J’ai été agréablement surprise par le contenu historiques de ce roman. J’ai aimé être plongée du côté des Allemands et plus précisément du point de vue d’un enfant : Max ou plutôt Konrad. Un personnage qui est à la fois détestable et effroyablement attachants. Au départ, j’ai été troublé par les propos que tenait ce personnage alors qu’il n’était encore que dans le ventre de sa mère. Cela m’a déstabilisée, malgré toutes les informations que cela apportaient, la crédibilité du personnage en prenait un coup. J’ai été à l’aise avec celui-ci, qu’à partir du moment où les réflexions qu’ils se faisaient étaient en adéquation avec son âge. Mis à part cela, je n’ai été que touché par ce personnage, qui, pourtant, est l’enfant parfait du Reich.
Cependant, on ne peut que constater que son état psychologique est plus qu’instable.
Cette histoire ne manque pas aussi de rebondissements. Elle est rondement bien mené jusqu’à la dernière ligne. Ainsi, Sarah Cohen-Scali retrace toute l’histoire de la deuxième guerre mondiale. Si nous revenons à Max, j’ai omis un détail tout à l’heure, cet enfant est née grâce à un programme mis en place par le régime nazi : le lebensborn. Je ne l’avais jamais étudié à l’école et je trouve ça franchement dommage. Pourtant ce programme secret a eu une grande importance. Je suis donc déçu d’apprendre que les conditions des femmes pendant la guerre ne soient pas abordés en classe. Car, oui, lors de cette lecture, vous allez assister à des scènes chocs qui ne sont pas destinés aux plus jeunes. Certains pense même qu’il n’a pas sa place en young-adult.
Ce livre n’est pas à prendre à la légère, l’autrice a décidé de nous montrer la vérité de la guerre jusqu’aux scènes les plus tabous. Tout cela, mêlées à un vocabulaire cru et un personnage qui prend tout cela comme si c’était normal. Donc faites attention ! Ne sous-estimez pas cette auteure.

C’est un livre qui reste dans la tête et qui donne des détails historiques incroyables.

(A noter que les dates clés y sont inscrites ainsi que les lieux, tout y est merveilleusement ou horriblement bien décrits)

Pour finir, j’ai adoré lire les notes de l’auteure. Nous pouvons ainsi comprendre quels aspects de l’histoire sont inspirés d’une histoire vrais où ceux qui sont inventés…

En tout cas, grâce à ce roman, l’auteure rend accessible une partie de notre Histoire à un large publique.

Sarah-Cohen-Scali pourrait faire aimer l’Histoire à tous ceux qui la haïsse à cause des cours.

Citations :

« Pour qu’un mensonge soit crédible, j’ai découvert qu’il fallait l’agrémenter de quelques éléments de vérité » Max

« C’est drôle comme on s’habitue à tout. Avant l’arrivée des Russes, on tremblait. On se les figurait comme des monstres. Or, ce sont juste des hommes. » Max

« Les choses ne se passent jamais comme prévu dans la vie, et c’est horripilant, car l’effet de surprise vous fait perdre tous vos moyens » Max

« Elle n’a pas compris ce que le dessin représente : les coups de crayon noir, à l’horizontale, c’est elle. Et les gros points rouges tout autour, c’est son sang qui coule. Parce qu’elle s’est pris une balle dans la tête » Max

« Ce qui me frappe le plus dans ce Berlin sinistré, […] ce sont les femmes. […] Elles remplacent les hommes. Avec arrogance, détermination, énergie, efficacité. » Max

Informations : Sarah Cohen Scali a écrit plusieurs autres romans sur la deuxième guerre mondiale (Orphelins 88, Août 61…) Ils peuvent se lire indépendamment mais ils ont un léger lien tout de même.

P-S : Je vous conseille aussi ce livre du même style (je dirais même plus noir que Max) : Sobibor de Jean Molla (le sujet principal étant les camps de concentration, d’extermination).

Commencé le 20 Juillet 2020
Fini le 22 Juillet 2020

P.-S.

Note= 4.5/5