2105, Mémoire interdite De Anouk Filippini

, par Didie Navarro

Un roman au thème prometteur mais qui est malheureusement inachevé. Aurait mérité une suite.


Premièrement, nous allons énumérer les points positifs de cette dystopie qui auraient pu être d’avantages approfondies selon mon point de vue. En effet, le gros point fort de ce roman est la citrique que l’autrice fait sur le 20ème siècle. Elle a voulu montrer aux lecteurs les conséquences de nos actes. Anouk Filippini nous parle donc principalement de l’écologie étant le problème majeur de notre époque. Beaucoup d’évènements font donc échos à des problématiques actuelles. Cependant, a aucun moment ces évènements ont une réel importance dans l’histoire. Ils ne sont donc jamais approfondis. Il n’y a pas d’explications sur comment on en est arrivé à ce régime politique, pourquoi le 20ème siècle est-il tabou…
Nous avons le même problème avec la maladie. On sait qu’elle est rare mais on ne sait pas pourquoi elle l’a eu et en quoi cela peut être un si gros danger. L’auteure met tout sur le hasard ce qui est dommage.

Pourtant, nous avons des personnages attachants. J’ai beaucoup aimé Swann qui était pour moi un personnage qui amenait un vent d’air frais dans ce roman. Mais nous avons toujours le même problème, certains ne sont pas assez approfondies. Je pense notamment à Phénix, François, Vandal… La plupart sont limités à leurs rôles dans l’histoire. Même Sophia, le personnage principal , est, de mon point de vue, peu intéressante. Elle a été la plupart du temps assez passive, elle ne prend jamais les décisions elle-même, elle est sans cesse sauvée, aidée… C’est un personnage que j’ai eu du mal à comprendre et qui m’a, je l’avoue, un peu énervé. Par moment, je l’ai trouvé assez imprévisible et irresponsable quant à la gravité de la situation.

Enfin, nous allons parler de la fin de cette histoire. C’est ce moment qui m’a le plus frustré. Car c’est à cause de cette fin là que l’histoire n’a plus eu de sens pour moi. Elle est arrivé beaucoup trop tôt dans l’histoire. Lorsque que j’ai fini ce roman, dans ma tête, je n’étais qu’à l’introduction. J’en attendais plus, j’attendais des réponses aux questions. Je n’aie eu que de la frustration en le finissant. Nous ne savons rien. C’est comme si l’auteure n’avait pas fini son livre. Alors peut être que je n’ai pas compris ce roman mais il m’a laissé perplexe.

C’est donc un livre décousus que n’ai pas su comprendre. Ce livre avait du gros potentiel mais malheureusement je n’ai pas su trouver un fil conducteur me permettant de comprendre ce que l’auteure voulait me montrer.

Citations :

« L’eau potable est précieuse dans notre monde. Après les inondations, par une cruelle ironie, c’est ce qui a le plus manqué. Ma mère n’était pas encore née quand les hommes se sont mis à s’entretuer pour l’eau, mais elle en a gardé de drôles de manies. » Sophia

« Les hommes attendent toujours les catastrophes pour agir, et se servent des catastrophes pour prendre le pouvoir et créer un nouveau monde injuste et inégalitaire. » Vandal

« La vérité c’est que c’est tout simplement une question de pouvoir. Il faut bien que quelqu’un ait le pouvoir. Il faut que quelqu’un domine. » Briss

« Ces mosaïques nous disent quelque choses de l’époque qui a précédé les Grandes eaux. Elles disent le chaos, la souffrance, la lutte… Mais elles expriment aussi un désir de vie, une énergie qui semble perdue aujourd’hui. »

Commencé le 3 juillet 2020
Fini le 9 juillet 2020

P.-S.

Note = 2,5/5